Chapitre VII · La transition écologique

L’industrie circulaire

La mine du XXIᵉ siècle est dans nos déchèteries : refermer la parenthèse de l’économie linéaire.

L’essentiel

La mesure fait du recyclage une industrie à part entière : des usines automatisées récupéreront batteries, métaux stratégiques, plastiques et équipements électroniques. Chaque tonne recyclée étant une tonne non importée, la circularité devient une politique de souveraineté autant que d’écologie, créatrice d’emplois locaux non délocalisables.

Le constat

Nos déchèteries recèlent un gisement considérable : un stock de smartphones contient, au gramme, plus d’or que bien des minerais. Or l’économie linéaire (extraire, produire, jeter) continue de prévaloir, alors qu’elle n’est qu’une parenthèse historique ouverte par l’énergie bon marché et l’insouciance. Cette dépendance aux matières importées expose la France, au moment où le règlement européen sur les matières premières critiques appelle une réponse.

Ce que nous ferons

  1. Hydrométallurgie des batteries

    Bâtir des usines automatisées de recyclage des batteries, adossées aux gigafactories du Nord pour boucler la boucle sur place.

  2. Récupération des métaux stratégiques

    Récupérer les métaux stratégiques et les terres rares contenus dans les aimants et les moteurs.

  3. Recyclage des plastiques

    Déployer le tri optique des plastiques par vision artificielle, un recyclage mécanique amélioré et le recyclage chimique là où il s’impose.

  4. Démantèlement robotisé

    Automatiser le démantèlement des équipements électroniques par des installations robotisées.

  5. Responsabilité des producteurs durcie

    Durcir la responsabilité élargie des producteurs et fixer des objectifs contraignants de matière recyclée incorporée dans les produits neufs.

  6. Écoconception obligatoire

    Rendre l’écoconception obligatoire : un produit impossible à démonter est un déchet différé.

  7. Consigne et réemploi

    Développer la consigne et le réemploi pour réduire les déchets à la source.

Les garanties

  • L’amont sera contraint autant que l’aval sera équipé, par des obligations légales pesant sur les producteurs (responsabilité élargie durcie, objectifs contraignants, écoconception obligatoire).

Coûts, financements, gains attendus

Ordres de grandeur tirés de publications d’organismes publics, cités pour éclairer le débat : ils ne constituent pas un chiffrage budgétaire officiel de la mesure.

Chaque tonne recyclée est une tonne non importée : la circularité est une politique de souveraineté autant que d’écologie, et notre réponse au règlement européen sur les matières premières critiques.
Manifeste pour une République technoprogressiste

Le texte du manifeste

Mesure 16 du manifeste pour une République technoprogressiste, reproduite intégralement.

La mine du XXIᵉ siècle est dans nos déchèteries : un gisement de smartphones contient, au gramme, plus d’or que bien des minerais. L’économie linéaire (extraire, produire, jeter) n’est pas une loi de la nature ; c’est une parenthèse historique, ouverte par l’énergie bon marché et l’insouciance. Nous la refermerons.

Nous bâtirons les usines automatisées du recyclage : hydrométallurgie des batteries, adossée aux gigafactories du Nord pour boucler la boucle sur place ; récupération des métaux stratégiques et des terres rares des aimants et moteurs ; tri optique des plastiques par vision artificielle, recyclage mécanique amélioré et chimique là où il s’impose ; démantèlement robotisé des équipements électroniques. Chaque tonne recyclée est une tonne non importée : la circularité est une politique de souveraineté autant que d’écologie, et notre réponse au règlement européen sur les matières premières critiques.

L’amont sera contraint autant que l’aval sera équipé : responsabilité élargie des producteurs durcie, objectifs contraignants de matière recyclée incorporée dans les produits neufs, écoconception obligatoire (un produit impossible à démonter est un déchet différé), développement de la consigne et du réemploi. Et nous le disons aux territoires : l’économie circulaire est, par nature, locale et non délocalisable. On ne recycle pas les déchets de Lille à Shenzhen. Ce sont des dizaines de milliers d’emplois qualifiés, enracinés, qui n’attendent que l’infrastructure.