Une révolution de l’intelligence
L’irruption de machines capables de comprendre et de produire le langage, le raisonnement, le code et bientôt la découverte scientifique elle-même.
Des idées pour la présidentielle de 2027
Mettre les technologies les plus avancées au service de l’autonomie des citoyens, de la prospérité collective et de la préservation de la planète. Ni féodalités numériques, ni écologie du renoncement : une troisième voie.
Le courage, c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel.
Le constat
Le XXIᵉ siècle nous confronte à trois défis qui n’attendent pas.
L’irruption de machines capables de comprendre et de produire le langage, le raisonnement, le code et bientôt la découverte scientifique elle-même.
Elle n’est plus un horizon mais un présent, mesurable en canicules, en sécheresses et en récoltes perdues.
Nos institutions, conçues pour un monde de papier et de guichets, épuisent la patience des citoyens ; partout dans le monde, la démocratie recule et la confiance dans le système démocratique s’érode.
Notre réponse
Deux visions se partagent le débat. Toutes deux conduisent, par des chemins opposés, à la même servitude.
S’en remettre au marché, c’est laisser une poignée de grandes sociétés posséder les outils de l’intelligence, et faire de tous les autres leurs locataires. Nous refusons les féodalités numériques.
Ralentir, restreindre, renoncer : la rareté choisie finit toujours par recréer la hiérarchie, la dépendance et la rente. On ne protège pas les faibles en abandonnant aux puissants le monopole des outils puissants.
La technique n’est ni bonne ni mauvaise, et elle n’est pas neutre non plus. Elle est un pharmakon : remède et poison à la fois, selon la main qui la tient. La question n’est pas d’être « pour » ou « contre » la technologie : c’est de savoir qui la gouverne, qui en fixe les règles, et à qui en reviennent les fruits.
Comprendre notre projetLa boussole
Ils ne sont pas des slogans : ils sont les critères à l’aune desquels chacune de nos mesures doit pouvoir être jugée.
La connaissance est le seul bien qui s’accroît lorsqu’on le partage : une idée donnée n’est pas une idée perdue. L’innovation n’est pas le problème ; le problème est la répartition de ses fruits.
Un habeas corpus numérique : les données appartiennent aux citoyens ; tout algorithme public est explicable et auditable ; tout logiciel financé par l’impôt est ouvert ; tout accès à une donnée personnelle laisse une trace.
Une civilisation ne se décarbone pas à la bonne volonté : elle se décarbone par ses infrastructures. Produire autrement plutôt que produire moins. Notre horizon a un nom : l’abondance décarbonée.
Comme l’eau, l’électricité ou Internet, l’IA doit devenir un service accessible à tous : à l’élève de Guéret comme au chercheur de Saclay, à l’artisan comme à l’hôpital. L’intelligence ne doit pas devenir un luxe.
Chaque heure que la machine libère est une richesse collective, dont l’affectation (salaire, repos, formation, création ou soin) doit être un choix démocratique, non un fait accompli.
Un État qui outille : qui construit une fois ce qui servira partout, et qui partage ses logiciels comme il partage ses routes. Ce que l’État sait déjà, il ne le redemande plus ; ce qu’il a déjà payé, il ne le rachète plus.
De l’idéal au réel
Un manifeste qui n’annonce que des fins n’est qu’une prière. Le nôtre s’astreint à quatre engagements, valables pour chaque mesure.
Tout dispositif nouveau naîtra dans des territoires pilotes, sera évalué par des instances scientifiques indépendantes selon des critères publiés à l’avance, puis étendu, corrigé ou abandonné selon les résultats.
Des lois de programmation pluriannuelles votées par le Parlement, parce qu’une infrastructure ne se construit pas au rythme des exercices budgétaires.
Tout système numérique public : code ouvert, données exportables, aucune capture par un fournisseur.
Pour chaque démarche, une alternative humaine, au téléphone, au guichet ou à domicile, restera garantie par la loi. La dématérialisation qui exclut n’est pas une modernisation, c’est une désertion.
23 mesures
Un chantier concret, du Compte Citoyen Numérique à l’orientation éclairée.
46 Mt hydrogène blanc
Le gisement lorrain, potentiellement le plus grand connu au monde, se renouvelle en continu (CNRS).
5 minutes
Le temps maximal que devra exiger toute démarche administrative courante.
34 % de non-recours au RSA
Plus d’un tiers des ayants droit n’y recourent pas : les droits seront versés automatiquement (DREES).
Le chantier
Du Compte Citoyen Numérique à la réindustrialisation : un programme concret, expérimenté, évalué - et dont les grandes réformes seront soumises au vote des Français.
La confiance comme infrastructure
Le service public du XXIᵉ siècle
Un précepteur pour chaque enfant
Prévenir, guérir, chercher
La sécurité comme condition de l’audace
La souveraineté comme pratique
L’abondance décarbonée
Produire, posséder, partager
Requalifier, s’engager, s’orienter
Une nouvelle philosophie du progrès
Le progrès n’est pas une pente que l’histoire descendrait toute seule. C’est une œuvre : fragile, réversible, exigeante.
La vertu ne doit pas exiger l’héroïsme. Le rôle des institutions est précisément de rendre le bien facile : simple, peu coûteux, désirable.
L’école de la République a rendu l’instruction ordinaire ; la Sécurité sociale a rendu le soin ordinaire ; le réseau électrique a rendu la lumière ordinaire. Nous voulons rendre ordinaires l’intelligence partagée, l’énergie propre, l’administration sans peine et le temps choisi.
Nous ne promettons pas le paradis. Nous ouvrons un chantier. L’avenir ne se prédit pas : il se bâtit. Bâtissons.