Chapitre II · L’intelligence artificielle

Argent public, code public

Ce que l’impôt a payé une fois ne doit pas être racheté mille fois.

L’essentiel

Tout logiciel financé majoritairement par de l’argent public sera publié sous licence libre et réutilisable gratuitement par toute administration. Une forge souveraine de l’État hébergera ces communs numériques, et un fonds pérenne en financera l’entretien, sur le modèle du Sovereign Tech Fund allemand.

Le constat

Chaque année, des administrations, des hôpitaux et des collectivités achètent séparément des logiciels voisins et redéveloppent ce qui existe ailleurs. Ils versent des rentes de licence pour des outils dont ils ne peuvent ni lire ni corriger le code. L’impôt paie ainsi plusieurs fois ce qu’il a déjà financé.

Ce que nous ferons

  1. Inscrire la règle dans la loi

    Tout logiciel financé majoritairement par de l’argent public sera publié sous licence libre, réutilisable gratuitement par toute administration.

  2. Clause d’ouverture du code

    Les marchés publics comporteront une clause d’ouverture du code.

  3. Forge souveraine de l’État

    Une forge souveraine hébergera ces communs numériques, en assurera la visibilité et la qualité.

  4. Fonds de maintenance des communs

    Un fonds pérenne, inspiré du Sovereign Tech Fund allemand, financera non les annonces mais l’entretien : bibliothèques logicielles critiques, protocoles et briques invisibles dont dépend tout l’édifice.

  5. Contribuer à l’open source mondial

    La France cessera d’être passagère clandestine de l’open source mondial pour en devenir l’un des contributeurs de référence.

Les garanties

  • Les exceptions de défense et de sécurité nationale demeureront possibles, mais motivées, encadrées et limitées dans le temps.

Coûts, financements, gains attendus

Ordres de grandeur tirés de publications d’organismes publics, cités pour éclairer le débat : ils ne constituent pas un chiffrage budgétaire officiel de la mesure.

Ce que l’impôt a payé une fois ne doit pas être racheté mille fois.
Manifeste pour une République technoprogressiste

Le texte du manifeste

Mesure 5 du manifeste pour une République technoprogressiste, reproduite intégralement.

Ce que l’impôt a payé une fois ne doit pas être racheté mille fois. Chaque année, des administrations, des hôpitaux, des collectivités achètent séparément des logiciels voisins, redéveloppent ce qui existe ailleurs, et versent des rentes de licence pour des outils dont elles ne peuvent ni lire ni corriger le code.

La règle deviendra loi : tout logiciel financé majoritairement par de l’argent public sera publié sous licence libre, réutilisable gratuitement par toute administration. Les exceptions de défense et de sécurité nationale demeureront possibles, mais motivées, encadrées et limitées dans le temps. Les marchés publics comporteront une clause d’ouverture du code. Une forge souveraine de l’État hébergera ces communs, en assurera la visibilité et la qualité.

Nous savons qu’un commun sans jardinier devient une friche : c’est pourquoi nous créerons un fonds pérenne pour la maintenance des communs numériques, sur le modèle du Sovereign Tech Fund allemand, finançant non les annonces mais l’entretien : les bibliothèques logicielles critiques, les protocoles, les briques invisibles dont dépend tout l’édifice. La France cessera d’être passagère clandestine de l’open source mondial pour en devenir l’un des contributeurs de référence.